TIMOTHÉE DUFRESNE

 

La vie est forme et la forme est le mode de la vie.*

J’utilise des médiums divers, sculpture, vidéo, peinture et écriture.
Cette instabilité représente pour moi une mobilité et un état d’esprit de jeu que je veux garder constant dans le travail. La combinatoire, les transformations, les changements d’échelle, la narration et le hasard contribuent au renouvellement des formes. La boîte de jeu est un motif récurrent. Elle est l’image d’un corps dont les organes se sont mis en mouvement.
Des petites cosmogonies, des petits mondes liés les uns aux autres par un plus grand ensemble. La forme naît d’une forme et devient à son tour matrice. La forme se fait corps de mémoire. Voir avec la main, entendre avec les yeux. Le sol joue avec le mur, il devient jardin.
Dans un mouvement de va-et-vient entre les échelles du corps et de la main, j’essaye de mettre en relation l’expérience physique de l’espace avec une expérience plus concentrée et intérieure que l’on pourrait nommer l’esprit d’enfance.

Selon l’énoncé de Robert Filliou, j’aimerais être un bon à rien, un bon à tout.